dimanche 3 décembre 2017

De l'art de surmonter sa poisse...avec le sourire

Bonjour!

Aujourd'hui, pas de scrap, pas de couture, pas de bijoux ou autres bidouillages.
M'en vais vous raconter nos dernières aventures...

Installez vous bien confortablement, c'est l'heure de "Vis ma vie de poissard invétéré"

Si vous passez par ici de temps en temps, vous savez que nous nous sommes lancés dans le formidable projet de la construction de notre future maison (enfin, pas nous hein, des professionnels, des -presque - vrais!).
Et vous savez également que, aussi vrai que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, notre projet n'est pas le rêve merveilleux auquel nous aspirions. Ce projet prend l'allure d'un feuilleton américain avec multiples rebondissements.

Et ceci, je l'avoue, suffit amplement à notre quotidien, déjà bien occupé, si on y ajoute le boulot, les enfants, l'école, l'autre maison, etc...


Sauf que... Que serait la vie sans un peu de piment, hein?! En matière de piment, autant vous dire qu'on a fait fort... TRES fort...

Un beau jour, votre voisine vient vous voir en vous disant qu'elle n'a plus d'électricité. En bon voisin, vous allez jeter un oeil, rien de particulier au tableau électrique... Il y a un souci ailleurs.
Mr EDF intervient et découvre que le compteur en bordure de terrain s'est légèrement affaissé. Et qu'il y a un trou. Oups.
Et puis, il semble y avoir une fuite d'eau... 

Une banale canalisation aura cédé, rien de grave à priori.

Mr Eau intervient à son tour. Effectivement, il y a fuite. Et, oh surprise!, il y a un GROS trou! 
Ce n'est pas du ressort de Mr Eau, qui en réfère à Mme le bailleur social (propriétaire des maisons de notre lotissement).

S'ensuit alors une valse savamment orchestrée de mini pelle, ouvrier, grille de protection, etc... qui découvrent un énorme trou...



Puis, un beau mercredi d'octobre, aux environs de 17h, alors que je rentre du boulot, je trouve Mme le bailleur social devant ma porte (tentant vainement de sonner, mais la sonnette marche plus depuis longtemps), et ces messieurs de la mairie.

"Bonjour madame, on peut vous parler?". Vous, vous croulez un peu sous votre sac à main, sac de gamelle, les cartables des filles dans une main, les clés de la maison dans l'autre. 

Et là, j'aurais dû sentir que y'avait un truc qui allait pas.... Surtout quand elle m'a dit de m'asseoir... (surement histoire que je ne tombe pas après la nouvelle qu'elle avait à m'annoncer!) 

Donc, une fois assise, j'écoute: "Suite à l'intervention des ouvriers devant la maison de Mme la voisine, nous avons découvert une marnière (clic clic pour enrichir sa culture gé!), située à 37m de profondeur. Par mesure de sécurité, la mairie a pris un arrêté municipal d'évacuation de votre logement. Il faudrait donc faire rapidement vos valises et trouver un endroit où dormir ce soir. Vous êtes évacués jusqu'au 28 octobre minimum". 

Là, je pense avoir eu un bug car je lui ai répondu "oui". Jusqu'à ce que le Mr accompagnant Mme le bailleur social me mette sous le nez l'arrêté municipal en question.

Quand mon cerveau s'est remis à fonctionner, environ 3 secondes après, c'est genre Twister (le film!) dans ma tête: On dort où? Faut que je prenne quoi dans mes valises? Mince, ce soir j'ai un rdv pour Nénette! Merdouille, y'a danse à 20h! J'ai une machine qui sèche, faut que je ramasse mon linge avant de partir!



Imaginez, moi, psychomaniaque de l'organisation, pour partir en vacances, je fais une liste 3 semaines à l'avance et je prépare nos bagages une semaine avant de partir. Là, j'ai 30 min!

Alors, bah c'est un peu comme une cavalcade sur un champ de bataille, je monte, descend les escaliers, remonte, appelle pour annuler mon rdv. Tiens, le conducteur de travaux appelle aussi (toujours au bon moment!).

J'attrape les valises, mais bêtement, je sais pas trop quoi mettre dedans. Allez, on prend l'essentiel pour tenir 3 jours et on reviendra ce we chercher ce qui nous manque. Oui, nous avons une "tolérance" pour revenir chez nous. 

On pense à vider un peu le frigo aussi... mais on sait toujours pas où on va. 



Mon cher et tendre, arrivé entre temps et mis au courant, fait preuve d'une diplomatie toute particulière (comprenez, niveau zéro!) pour expliquer à Mme le bailleur social que nous n'avons nul part où aller car pas de famille dans la région et qu'il serait bien qu'elle se bouge le c*** de nous trouver une solution.

30 min plus tard, elle nous trouvait un gîte, dans le bled où on habite. 
(Après coup, on s'excuse et on comprend qu'elle est seule et sans soutien de sa société pour gérer l'affolement général)

Bref, par un jour tout à fait ordinaire, on se retrouve évacué et relogé en gîte, temporairement et sans savoir de quoi la suite sera faite.

Point positif: le gîte est très bien, les propriétaires sont des gens adorables, serviables et nous les remercions encore une fois grandement pour leur accueil.
En plus, l'âne Balthazar nous a tenu compagnie! Cool!



Nous en sommes au jour 0 de notre évacuation. 

Jour 1: Comme de fait exprès, soirée "Escape bib Game" au boulot. Je finis à 22h. Retour au gîte, où il faut que j'ouvre le portail. Ma portière de voiture se referme. La voiture s'autoverrouille de l'intérieur. 
💀💀%*£$💀💀 de bagnole de m****
Je tape une crise de nerf sur la poignet... en vain... forcément.
Pas le choix, faut que je retourne à pied dans notre maison pour aller chercher le double.
Heureusement (!), le propriétaire du gîte est dehors et me propose de m'emmener en moto chercher mon double de clé.

Jour 2: Je suis de fermeture au boulot. Dernier jour de la semaine, we attendu avec impatience.
16h, mon cher et tendre m'appelle. Apparemment, le lotissement n'est plus accessible en voiture. 4 maisons supplémentaires sont évacuées.
Ca pue le pâté. Je quitte le boulot en speed. Il faut aller à la maison et mettre à l'abri (au cas où) tout ce qui pourrait avoir de la valeur pour nous. 
Nos précieux amis sont là pour nous aider, nous soutenir 💛
Au passage, on récupère tous nos papiers, laissés sur place 2 jours plus tôt, dans l'urgence.

En 2h30, nous avons mis à l'abri une partie de nos effets personnels. Big shot et machine à coudre sont sauvés! Ouf!

Jour 7: Réunion avec la mairie et le bailleur social. On va enfin savoir ce qui nous attend... 
Le verdict tombe: l'étude de la situation, plus les travaux vont prendre beaucoup de temps. Il faut que nous soyons relogé durablement. Proposition du bailleur: des logements dans son parc immobilier, dans un rayon de 30 km à la ronde autour de notre bled!
Nan mais il a pas réfléchi le gars que nos enfants étaient tous scolarisés dans le bled?!
Non, a priori...
Après moultes explications, il en ressort que nous pouvons nous débrouiller par nous même. Quant au dépassement de loyer... silence radio.

Jour 7 à jour 17: Affolage général: nous avons 10 jours pour trouver un logement, organiser notre déménagement. Comment on est heureux!!! 
On devait déménager de toute façon pour aller dans notre maison... 2 déménagements en 8 mois, que du bonheur!
Les infos tombent au compte goutte et dans le désordre côté bailleur. Parce que la question à 1 millions, c'est: Qui paye le relogement et tous les frais qui vont avec?!!!

Je vous passe les bla bla adminstratifs et notre stress, en mode montagne russe.

Jour 14: Réponse enfin positive: nous avons trouvé une maison. Dans l'urgence, on ouvre l'EDF, l'eau.
Mauvaise surprise, chauffage au fioul. Cuve vide. $$$$






Jour 17: Déménagement! On a fait nos cartons à l'arrache.com, les jours précédents, le soir après le boulot. Les filles ne sont que joie et bonheur de tant d'agitation. 
L'idéal aurait été de faire un tri minutieux de l' "utile pour les prochains mois" et du "ça attendra d'arriver dans notre maison". Ouais, mais ça, ça aurait été dans un monde merveilleux et parfait.
Alors, on fait de l'à peu près.





Deux tours de camion plus tard, nous voilà dans "notre" nouvelle maison. 
Il est grand temps pour moi de rendre les clés du gîte (que nous avions légèrement envahis de nos effets personnels...). Je suis en retard.
Je le serai au final encore plus: Un petit papy a l'idée saugrenue de se garer à proximité de moi.... et m'arrache l'arrière de la voiture au passage.
ô désespoir, mais qu'ai-je fait au bon dieu!

Je sors de la voiture en tremblant autant qu'une feuille d'automne dansant la zumba.
Plus de peur que de mal. 45 min de perdues à faire un constat. 

Malgré tout, ce fut une journée bien sympathique, pleins de bons moments et de rires.
Pour me remettre de mes émotions, on s'en est allé acheter un lave-vaisselle. Objet merveilleux dont je rêvais!

Faisons un petit point, et restons positif:
La nouvelle maison est bien: grande, propre, pas trop loin pour l'école et le boulot.
Dans notre "malheur", nous avons plutôt de la chance, car nous n'avons rien perdu matériellement et pas de casse à déplorer lors du déménagement. Faut voir le verre à moitié plein, comparé aux victimes de catastrophes naturelles...
Les filles s'adaptent plutôt bien et suivent bon gré, mal gré nos péripéties.

Enfin, après 2 semaines et demi d'agitation, nous pouvons - essayer- de nous poser.

On a bien eu quelques ratés en cours de route. 
Allez savoir pourquoi, c'est pile au moment où je passe sur une plaque d'égout que mes clés de voiture décide de m'échapper des mains! 
Et moi, à 4 pattes par terre, en train d'ouvrir la plaque pour les récupérer...
"Maman, tout le monde te regarde..." M'en fous, il me faut mes clés pour démarrer la voiture!
Le ridicule n'a jamais tué!

On a aussi reçu un charmant courrier de Mme le bailleur social nous informant de conserver précieusement chaque justificatif de dépense de relogement... Nous serons remboursés ultérieurement...
Mais bien sûr, on vient de gagner au loto et on savait pas trop quoi faire de nos sous! 
Je la laisse expliquer à mes pet'zouilles qu'à Noël, c'est clémentines sous le sapin! MDR

Et puis, c'est quand on commence à souffler un peu que le 2e effet Kiss Cool nous tombe dessus.
Tandis que mon cher et tendre s'attelle au remplacement des plaquettes de frein de ma voiture (même si elle le mérite pas vraiment... m'enfin!), j'emprunte la sienne pour un aller-retour de quelques dizaines de km. 
Les km de trop...
Alors qu'au retour, j'attaque une grande cote, je sens d'un coup, un certain ralentissement de ladite auto... Et plus je rétrograde, plus je ralentis, le pied pourtant à deux doigts de traverser le plancher.
Et là, je finis en petite 2e, à 40 km/h, sur la bande d'arrêt d'urgence, priant tous les saints du calendrier pour que cette 💀💀%*£$💀💀 de voiture monte la cote et que je puisse me garer en sécurité.
Des voyants divers et variés s'allument façon sapin de Noël (je sais que c'est de saison, mais quand même).
Bien entendu, j'ai les filles avec moi, sans quoi, ce ne serait pas drôle.

J'appelle mon sauveur... légèrement contrarié car les plaquettes de frein jouent les récalcitrantes.
Argh... quand ça veut pas, ça veut pas.

Au final, ça craint du boudin. Diagnostic sans appel: notre 2e voiture montre de gros signes de fatigue et ne peut plus rouler. Il faut racheter rapidement une autre voiture...






Sur ce, m'en vais méditer sur notre sort...
Au passage, je tire mon chapeau à ceux qui ont tout lu! ;-)



2 commentaires:

  1. J'ai bien fait d'attendre lundi pour lire ton article. Parce que lire toutes vos emmerdes l'une après l'autre, ça fait relativiser le début de semaine �� j'ai beaucoup aimé la fin, quand y'en a plus, y'en encore ! Bon sans dèc', vous allez pouvoir acheter une deuxième voiture ? Je touche du bois pour que décembre se passe en douceur ❤️ des bisous à tous

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    1. Salut petit chat et merci pour ton petit mot! Bah tu sais, finalement, on relativise aussi... après coup! Notre stress, lui, il relativise moins lol
      On tient le cap, faut bien et on en arriverait presque à lancer les paris sur ce qui pourrait nous arriver de plus...
      On croise les doigts pour un mois de décembre calme et sans heurt... ;-)
      gros bisous chez toi

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